Albert Londres à Vichy

21. 09. 2018 Vichy
On l’aperçoit depuis la place d’Allier : cette maison à un seul étage et deux étranges tourelles sur son côté gauche, rue Besse, c’est non seulement une très belle bâtisse de 1830 comme on peut en trouver au cœur du vieux Vichy, mais c’est aussi dans ses murs qu’est né, le 1er novembre 1884, Albert Londres, journalite et écrivain voyageur, considéré comme le père du grand reportage et dont la plus haute distinction francophone de journalisme porte le nom.
Ce lieu a aujourd’hui lui aussi, besoin de reconnaissance. L’association et sa présidente Marie de Colombelle se bat tous les jours (et avec très peu de moyens) pour sauver, restaurer et faire vivre la Maison Albert Londres. Et c’est aussi une des raisons de ce dessin. Hormis l’intérêt notable de son architecture, je voulais contribuer à ma manière à soutenir, promouvoir et faire parler de ce lieu unique et exceptionnel qui nécessite encore de grandes rénovations. On peut noter que le toit a été restauré mais il reste un énorme chantier par ailleurs. Une collecte de fonds est toujours en cours au site de l’association (en face du petit “châtelet” d’entrée) et sur Internet et j’assisterai plus tard à la remise d’un chèque d’une autre association qui permettra la réfection de la balustre d’angle originale.
Dans la partie basse, au rez-de-chaussée, la construction a été entourée d’une palissade peinte en trompe l’œil. J’ai volontairement laissé le doute planer autour du stratagème. L’idée, au terme des travaux, est d’en faire une maison qui accueille autant qu’elle porte, lieu de formation, d’accompagnement de projets et de diffusion et peut-être même une résidence ? Avec l’objectif de poursuivre la mission du reporter :
« prêter une voix, si faible fût-elle, à ceux qui n’[ont] plus le droit de parler » et ainsi continuer à « porter la plume dans la plaie *».

