Automne bleu au jardin des plantes

02. 10. 2018 Belvédère du jardin des plantes
Journée d’automne grise et morne, glaçante bruine. Après une petite nuit dans mon chez moi que je ne reconnais plus vraiment, rejetant la complexité et toutes ces choses dont je n’ai pas besoin mais qui m’encombrent. Expédition des affaires et courriers qui m’attendaient. Fébrilité. Je veux sortir au plus vite de cette glue du quotidien parsisien trop chargé pour laisser place à un vrai temps de création. Du moins tel que je le vis là. Je m’impose de le trouver. Le rendez-vous pris avec Dwa est parfait, tombe à pic. Je lui fais l’article sur le Jardin des Plantes dont je redécouvre en le décrivant la beauté et la majesté des arbres.La galerie de la paléonthologie et les serres sont fermées mais le belvédère nous attend. Il fait frais et la vue est assez limitée sur les alentours des immeubles haussmaniens mais les feuillages sont très variés et dévoilent autant que cachent les façades en pierre de taille ouvragées. Un jeune garçon africain (migrant ? mineur ?)fume de l’herbe en silence, change de place, discrètement, mais surtout semble hurler avec ses poings qu’il écarte comme un boxeur ouvrirait avant le combat. A un moment, j’ai même envie de lui venir en aide, lui demander si tout va bien… Dwa me prête son pinceau de voyage voyant que je lutte avec mes brosses réservoir qui s’abiment déjà. Je m’amuse un peu plus et me décrispe
À ce moment-là, je lui demande s’il veut bien filmer mon dessin en cours. Pour une fois que j’ai un caméraman et ami j’en profite ! Il se lance dans quelques questions auxquelles je réponds volontiers. On termine vers 19h dans un café près de Jussieu où un certain Didier vient nous dire combien il ne nous aime pas tant il est jaloux de nos carnets ! La soirée à La Condamine où je me réchauffe enfin un peu de cette session sous la bruine glacée. Le sujet : La procrastination, le temps mis à mal au travail. Je note sur le trajet un immeuble avant la Rue de Dunkerque et vers Anvers le petit Trianon entièrement refait, une merveille ! Dwa en résidence à Paris pendant que je suis en résidence en Auvergne.
Les gouttes de pluie glâcée se mêlent à l’encre encore humide des feuillages. Lutte inégale entre les éléments.
Beau partage dans un de mes endroits favoris et un peu à part du jardin.
C’est aussi le cadeau de mariage pour mes amis Guillaume et Camille qui a vécu et bien connu ce quartier et ces vues privilégiées du Ve arrondissement.

