Depuis le Samoa

03. 09. 2018 Vichy

Au Samoa, sous les arcades blanches en bois et fer forgé du « Fer à cheval »
qui poursuit et clôt derrière l’Opéra la très belle promenade protégée du parc des sources.

Le patron de la boutique revendant les délicieux chocolats Franck Kestener m’avait indiqué ce lieu pour déjeuner à midi. Encore fallait-il comprendre midi pile et non 13h. Ici les habitudes sont autres.

Je suis donc allée boire un Perrier (mince, ne serait-ce pas un affront ici… ??!) et cherché la place la plus judicieuse pour dessiner ces merveilles d’architecture dentelée, profitant de mon observatoire discret afin d’étudier comme souvent la vie d’ici, avec ces jeunes et moins jeunes, attablés et visiblement très décontractés dans l’été qui s’étire…


Le quartier de l'Ollière

03. 03. 2018 Châteldon

De l’autre côté du village, il y a une petite route que je découvre. Un peu moins fréquentée que celle de Vichy ou de Puy-Guillaume avec laquelle elle est reliée.

On est à la lisière de la forêt, les arbres sont plus denses et les chats de Pascale s’y perdent souvent. C’est là que se trouve le quartier de l’Ollière, en contrebas du jardin du château. Le four à pain fonctionne un dimanche par mois et les noyers assaisonnent avec bonheur mes tartes au bleu.


Place du 8 mai

11. 09. 2018 Châteldon

Lundi soir au bord du Vauziron, depuis la place du 8 mai.

J’aurai voulu monter – c’est une manie de vouloir toujours aller plus haut ?! – marcher dans les hauteurs de Châteldon mais il était déjà tard et la lumière baisse de plus en plus.

J’ai donc fait un tour, et suis revenue à quelques pas de l’ancienne Pharmacie où je loge en résidence. J’avais déjà noté que je dessinerai cet autre côté du petit ruisseau qui parcours le bourg. Auparavant il était grillagé et assez mal entretenu. Le maire a fait venir un architecte et paysagiste de Paris pour repenser les contours de ce cours d’eau. Ils ont enlevé les barrières (je défie quiconque veut se jeter pour mourir dans ce torrent… !) et revu le tout pour en faire une promenade aussi tranquille que champêtre. La nature, assez variée, semble s’y plaire et se déployer allègrement, les grenouilles, limaces, menu fretins et moustiques s’y repaître. C’est une balade que beaucoup d’habitants d’ici empruntent matin et soir. Pour se promener, courir, aller à l’école qui se trouve au bout, apprendre à marcher ou faire du vélo, emmener se dégourdir leurs compagnons à poils longs courts ou frisés...

Tout ce vert que je décide bleu, je le regarde autant que je l’aime : profondément. C’est le mouvement perpétuel, l’éphémère qui est pourtant planté là, ancré dans ce sol humide et fertile.

Et ce feuillage qui reste toujours un mystère à retranscrire... Il y a tant de choix à faire pour décider de sa consistance, de sa légèreté aussi. J’ai envie de lui donner du poids mais l’équilibre d’un dessin est toujours fragile. Les allers retours d’un élément ou d’un groupe à un autre sont si importants pour ne pas tout d’un coup faire basculer l’attention vers autre chose que son intention de départ.

Et savoir s’arrêter à temps, tant que possible.

Joie supplémentaire à la touche finale que je posais sur mon dessin, je retrouvais au même endroit Caroline Dalet qui me prêtait son magnifique vélo électrique, fidèle destrier reçu pour ses 40 ans, afin de pallier à mon manque de moyen de locomotion.


Colombages

01. 11. 2019 Châteldon

Depuis la rue Joseph Clossat, je dessine à nouveau l’ancienne pharmacie en la montrant cette fois de côté, voisine donc de son aînée la maison sergentale et du Vival.

Serge et sa femme sont fiers comme jamais d’avoir leur commerce mis à l’honneur. Il faut dire que c’est mérité. Ils sont aussi serviables que gentils, les seuls à être ouverts pendant les vacances, à faire dépôt de pain quand la boulangerie est fermée, ont la ficelle ou l’outil qui manque, et les compétences d’ancien sous-marinier de Serge m’ont permise de faire rentrer un déménagement entier en un rien de temps dans ma petite voiture pour rentrer à Paris !


Le Mont Dore

2. 9. 2018 Mont Dore, Massif du Sancy

Le week-end dernier était consacré à la randonnée et aux vues splendides entre la chaîne des Puys et le Sancy.

Un air de vacances prolongées à quelques encablures de ma résidence.

En très bonne compagnie (Tazab, Sylvie et leurs amis) et sous un soleil implacable, on a beaucoup échangé et marché, sur la route des crêtes qui longe la vallée de Chaudefour où mes hôtes s’élancent à chaque occasion quand la neige se déclare, à Chambon-sur-lac, vers la cascade côté Mont Dore, cueilli des myrtilles qui feront une confiture exquise…

Et donc un peu moins dessiné mais c’était tout aussi bien !


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