Le château

05. 11. 2018 Châteldon
Trouver un point de vue pour ce château. Différent de mon premier dessin.
A la verticale. Plus imposant. Moins convenu. Restituer sa position dominante, au milieu de la nature, même si la forêt n’a pas toujours été si proche.
La maison depuis laquelle je décide enfin de réaliser ce second grand dessin est un ancien hôtel* dont une grande partie semble abandonnée. Je rencontre, après son chien, la femme qui y vit avec son mari que je ne verrai pas, visiblement très malade.
Elle est méfiante, mais accepte après quelques mots échangés de me laisser travailler depuis sa terrasse. Je ferai deux séances, chassée par l’orage menaçant qui s’annonce derrière la cîmes des arbres.
Papier Ruscombe Mill
Chaussenoire

14. 10. 2018 Chaussenoire
Randonnée renouvelée pour la énième fois sur les hauteurs de Châteldon et le chemin qui croise le lieu-dit Chaussenoire.
Le temps est tempêtueux, le vent souffle tant que régulièrement ma feuille et mon carton à dessin s’envole, je manque de renverser mon pot d’encre, les branches de l’arbre que je veux avoir pour leurs formes contrastées se cassent pour certaines et tombent.
Tazab m’avait confié une feuille de ses papiers Canson pour que je puisse la tester. J’essaie d’être plus rapide, pour essayer d’avoir un geste plus ample et éviter la foudre qui s’annonce. A cet endroit, il me reste encore au moins 45 minutes de marche avant de rejoindre le village. Je les ferai en courant et en moins de 25…
Impasse de l'enclos

27. 08. 2018 Cébazat
La vie à l’impasse de l’enclos est toujours aussi inspirante et créative.
Tazab a appris un nouveau morceau de ukulélé qu’il fredonne depuis ce midi, pour son grand bonheur. La mélodie est gaie bien que cela parle de rupture.
De l’autre côté du muret, on entend les voisins crier.
Un homme surtout. Difficile de savoir ce qu’il se passe. Ce qui est certain,
c’est qu’on est loin de la sérénité de mes hôtes qui aspirent à un peu plus de calme.
On est lundi soir, le travail et les patients ont repris…
Demain, je repars avec Sylvie. Quand je descends, peu après 7h, elle est déjà toute pimpante, m’a préparé un café délicieux.
Je démarre un temps après, dans Montferrand, où elle me dépose près
de son cabinet de médecin qu’elle partage avec six de ses confrères.
Le beffroi de Châteldon

03. 11. 2018 Châteldon
Le Beffroi de Châteldon.
Un matin terriblement frais de novembre…
Ce beffroi, qui menait avant au château, est situé à quelques mètres de ma résidence dont on peut apercevoir les colombages dans l’encadrement de la porte disparue.
Entre les cloches de l’église, à peine éloignée, et celle du beffroi, ces coups on ne peut plus sonores pour ne pas dire assourdissants, donnés un chouïa en décalé (le beffroi d’abord, l’église ensuite), auront ponctué toute ma résidence. Et quand ils ne me faisaent pas sursauter dans mon lit la nuit, ils me signifiaient tous les quarts d’heure qu’il était l’heure… de se lever, de ne pas manquer la fermeture du Vival, de partir, du passage du poissonnier, d’arrêter de veiller…
La grand-mère de Guillaume, Madame Joubert, habitait la maison attenante, sur la droite du dessin. Elle était aux premières loges avec sa terrasse ouverte, notamment pour une fête du village où la tradition voulait qu’on brûle un homme de paille, pendu tel un animal à un crochet du beffroi. Elle m’a plusieurs fois invitée à venir dessiner depuis chez elle.
Mais ce matin glacial, c’est le fils de Pascale qui me rejoint pour voir mes dessins et me montrer ce qu’il étudie dans son école d’images dans le Sud.
Plus tard, sur un mur du salon de la maison du père de Patrick à Bézenet dans l’Allier, on reconnaît ce même beffroi sur un tableau ancien. Je l’ai dessiné suffisamment longtemps pour ne pas me tromper. C'est bien le même !
La maison carrée

23. 10. 2018 Châteldon
La maison «carrée» au-dessus du Vauziron.
Dans mes premières explorations du bourg, j’ai tout de suite remarqué et aimé cette forme très géométrique se découpant dans le paysage à la lumière du soleil qui décline.
C’était, à une certaine époque, un petit salon de coiffure tenue par une vieille dame aujourd’hui disparue. De l’autre côté de la rue, un ancien voisin d’un certain âge, venu de Versailles voir ses petits enfants pour les vacances de la toussaint, me raconte ce dont il se souvient. Sa fille me fait un thé pour me réchauffer dans cette fin de journée humide et fraîche. Aujourd’hui la maison est à l’abandon, livrée au bon vouloir des herbes folles, mais elle semble tenir bon, comme en lévitation au-dessus du Vauziron…






