Angèle & Judith

24. 02. 2019 Cébazat

Judith au petit-déjeuner, avec bol de chocolat et tenue de circonstances.

C’est dimanche. On prend son temps, la famille se retrouve au fur et à mesure autour de la table. Pendant que Tazab nous régale d’un nouveau morceau de ukulélé, chacun émerge de ses rêveries de la veille, dans cette confiance et cette joie qui règne toujours ici.

Judith, la cadette, est d’ordinaire plus souriante que sur mon dessin !

Elle m’a d’ailleurs beaucoup fait rire avec le clip d’Angèle qu’elle a revisité avec ses amies en maillot de bain dans la poudreuse !


Passage à Riom

18.08. 2019 Riom

Peu de temps avant la pluie à Riom Châtelguyon.

Un dimanche du mois d’août où tout est fermé.
Mon cœur comme les commerces. Seul un bar rassemble peut-être la totalité des personnes de cette petite ville. Mais il est situé loin des axes historiques et n’a pas vraiment de vue.

Je décide de me poster le plus en hauteur possible d’une des rues principales. De là-haut, on aperçoit une partie de l’église aux pierres volcaniques noires et leurs découpes sur les autres bâtiments.

Je ne pourrai pas rester longtemps. Un grain s’en mêle et mon train annoncé bientôt ne me laisseront pas le temps d’en dire plus.


Calamity blue

15. 08. 2019 Bézenet

Premier tir à balles réelles.

Je découvre le poids des fusils, leurs particularités et la Calamity Jane qui sommeille en moi. Je tire une balle, puis une autre, cette fois sans mes lunettes qui me gênent plus qu’autre chose. En plein dans le mille ! On ne s’en rend compte qu’en allant récupérer la cible qu’elle a transpercée trop vite pour le voir.

Le plus fin des fusil est mon préféré. Pas le plus simple à utiliser mais certainement le plus élégant.

Après quoi il faut nettoyer, vérifier, briquer. Comme tout, les armes ont besoin de soins et d’attention…

Je n’étais absolument pas familière de cette pratique jusqu’à ma résidence en Auvergne.

Pourtant, mon séjour a été ponctué quasiment dès mon arrivée de passages de chasseurs (L’ouverture de la saison a lieu en en septembre et les jeudis et dimanches leur étaient accordés pendant la saison) et d’évitements plus ou moins réussis et habiles pour ne pas me retrouver dans leur champ de tir...


Au coin du feu

25. 08. 2018 Gibas

La veille, j’étais invitée à célébrer les 40 printemps de Caroline et Marjorie, deux inséparables amies aussi drôles qu’enthousiastes et qui proposaient à leurs 70 convives un grand moment gourmand et festif dans les hauteurs de Châteldon, au hameau de Gibas (à 800m d’altitude).

C’était la première journée réellement fraîche de la saison (pas plus de 10 degrés), un avant-goût d’hiver au coin de la cheminée que je me suis empressée d’immortaliser dans mon carnet grâce à Fred, un ami venu de Riom, qui a eu la bonne idée de faire sa sieste digestive juste devant.

Dehors, les plus courageux se balançaient à l’arbre, jouaient au Mölki ou se promenaient en calèche, en sirotant une marquisette (vin blanc mélangé avec un vin pétillant et du citron, délicieusement traître).

La musique était réjouissante, avec 3 accordéons dont un diatonique*, celui d’Odile, la maman de Caro, qui nous a joué plusieurs morceaux très rythmés, sans oublier une bourrée pour faire danser les invités.
Je l’ai dessiné sans savoir qu’on était le jour même de son anniversaire. Et voilà un cadeau qui tombait à pic !

* la plupart des accordéons que l’on connaît sont Chromatiques et font un seul son par touche. Le diatonique a au contraire moins de touches car chacune peut produire deux sons – un avec le soufflet tiré, l’autre poussé.


Résidence lumineuse

06. 03. 2019 Châteldon

Le séjour de l’ancienne pharmacie, situé au deuxième étage.
Mon principal lieu de vie et de travail pour toute la durée de la résidence.

J’ai tout de suite été conquise  par la  lumière qui  m’y accueillait. Le premier jour de  mon arrivée, de grands raies de soleil venant du balcon atenant, balayaient toute la pièce, une vraie invitation au bonheur de séjourner ici et de m’emparer de tous ses possibles pour réaliser quelque chose d’entièrement singulier et neuf.

Tout comme la façade, que je n’ai pas pu dessiner tout de suite, ce n’est que cinq mois après mon retour,  que je peux enfin «m’attaquer» à cet intérieur et donner à voir ce à quoi ressemblait mon antre !

Le fait de revenir dans ce «chez moi» alors que la résidence était terminée a été une vrai cadeau, une parenthèse enchantée pour vivre et revivre quelques jours dans ce lieu si chargé en émotions et moments déterminants et heureux.

Je me souviendrai toujours de ma dernière nuit sur place, la première d’une nouvelle période dans laquelle un autre bleu m’accompagnera.